Portrait
Adrien Chassot a baigné très tôt dans la technique. « Mon père était ingénieur en électronique, raconte-t-il. À 14 ans, je bricolais dans mon coin mon vélomoteur. Tout ce qui était manuel m’intéressait, mais je n’avais pas encore une idée précise de ce que j’avais envie de faire. Je savais juste que je ne voulais pas faire d’études universitaires…»
Il entreprend alors différents stages, notamment dans une entreprise fribourgeoise de polymécanique, avant de se décider pour l’électronique. En 2011, il obtient son diplôme de l’École d’ingénieur en électronique de la Haute École d’ingénierie et d’architecture de Fribourg (HEIA-FR). Peu après, il s’installe à Lucerne, d’où sa femme est originaire, et rejoint Siemens à Zoug comme ingénieur en développement électronique. Il y travaille pendant sept ans dans le secteur CVSE (chauffage, ventilation, sanitaire et électricité). « La question de la consommation d’énergie des bâtiments m’intéressait déjà, explique-t-il. »
Curieux et motivé par l’efficacité énergétique, Adrien décide d’élargir son champ de compétences et suit un master en ingénierie de gestion. Il passe ainsi du développement pur à des fonctions plus économiques et stratégiques, notamment comme chef de projet au sein du département des achats. Son objectif est alors de réduire les émissions de CO₂ en privilégiant les circuits courts et les fournisseurs locaux, idéalement en Suisse et, lorsque cela n’est pas possible, en Europe.
C’est à ce moment que Signa-Terre entre dans sa trajectoire professionnelle. « Un concours de circonstances formidable, se souvient-il. J’avais cliqué sur le profil de Yannick Tinguely, directeur de Signa-Terre pour la Suisse alémanique, car nous avons un ami en commun. Il a reçu la notification, a découvert mon parcours et m’a contacté pour l’épauler dans l’opérationnel. »
Adrien découvre Signa-Terre, ses outils et ses valeurs, dans lesquelles il se reconnaît pleinement. « Le monitoring énergétique et l’accompagnement des clients vers la décarbonation de leur parc immobilier ont du sens pour moi. J’y ai aussi retrouvé cet esprit de tribu, où chacun apporte sa force pour avancer ensemble. »
En 2022, Adrien rejoint Signa-Terre à Berne. « Nous étions quatre à ce moment-là, et aujourd’hui nous sommes une dizaine, pour accompagner les grands acteurs de l’immobilier en Suisse alémanique. » Une croissance qui reflète l’impact concret de l’entreprise sur la transition énergétique. À son arrivée, Adrien met progressivement de côté la technique pour s’orienter davantage vers la gestion de clients, en tant que responsable gestion clients. « J’avais déjà de l’expérience en management, et le reste s’est fait naturellement. Je suis quelqu’un de très humain: j’aime échanger avec les équipes, développer un esprit commun et trouver des consensus qui font avancer. »
Il n’a pas pour autant complètement abandonné la dimension technique. « Il est essentiel qu’une personne en charge de la relation clients comprenne aussi ce qui se passe concrètement sur le terrain », ajoute-t-il.
Aujourd’hui, Adrien Chassot, aux côtés de Yannick Tinguely, directeur pour la Suisse alémanique, ambitionne de renforcer la présence de Signa-Terre dans cette région et de lui donner la même notoriété qu’en Suisse romande. « Mais, dit-il, je suis avant tout un homme d’action, plutôt qu’un rêveur. Avec Yannick, nous partageons le même objectif : transformer nos idées en réalisations concrètes et avancer ensemble pour faire la différence sur le terrain. »
