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En Suisse, à la suite de la récente décision de la Banque nationale suisse, une hausse des taux d’intérêt n’est actuellement pas à l’ordre du jour. De nombreux acteurs du marché partent du principe que les taux resteront bas pendant une période prolongée. Parallèlement, les attentes des banques concernant l’évolution des taux de change face à l’euro et au dollar américain sont hétérogènes, ce qui induit une certaine incertitude sur les marchés des capitaux. Après les événements géopolitiques au Proche-Orient, l’attention des investisseurs se porte à nouveau davantage sur les fondamentaux économiques. Le ralentissement de la croissance mondiale, l’évolution de l’inflation ainsi que la future politique monétaire des banques centrales reviennent au centre des préoccupations. Le dimanche de votation du 14 juin, favorable au secteur immobilier avec le rejet des trois projets cantonaux zurichois relatifs à la politique du logement, a au moins contribué à apaiser quelque peu la situation. Pour le second semestre, l’environnement de marché des placements immobiliers cotés devrait rester exigeant, mais porteur d’opportunités. Les rendements nettement plus faibles des obligations de la Confédération à dix ans renforcent de nouveau l’attrait des investissements immobiliers. Les capitaux sont disponibles en quantité suffisante, mais les investisseurs examinent plus attentivement les risques qu’ils sont prêts à prendre et les valorisations auxquelles ils souhaitent investir. En outre, les nombreuses augmentations de capital et le lancement de nouveaux produits immobiliers entraînent une forte pression à l’investissement, ce qui n’a permis au SREAL de progresser que d’environ 1,5 % au premier semestre. Les propriétaires actifs profitent de cet environnement de marché pour céder des immeubles à des valorisations attractives et aligner rigoureusement leurs portefeuilles sur leur stratégie fondamentale. D’autres, en revanche, réduisent leur charge hypothécaire afin de renforcer leur bilan et de se ménager une marge de manoeuvre financière supplémentaire dans un environnement de marché plus exigeant.
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