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Quatre ans après la décision du Conseil d'État genevois d'augmenter les exigences de durabilité pour quasi tous les bâtiments du canton, les choses se concrétisent pour l'immobilier public particulièrement énergivore: 1,2 milliard de francs va être consacré à la rénovation d'environ 300 bâtiments, avec une approche pragmatique qui se concentrera sur les rénovations offrant les gains énergétiques et les réductions d’émissions de gaz à effet de serre les plus significatifs.
Il y a quatre ans maintenant, le Conseil d'État genevois avait fixé des règles durabilité strictes pour l'immobilier. Règles, qui, d'après les calculs officiels, allaient impacter environ 60% du parc (environ 50'000 immeubles, du résidentiel au commercial, en passant par l'industriel et le public).
Le problème, ont vite remarqué les propriétaires privés, c'est que l'État ne respectait pas vraiment ses propres recommandations puisqu'on compte un grand nombre de bâtiments publics parmi les immeubles les plus énergivores du canton, sachant que selon les estimations, à Genève, le bâti représente environ 40% des émissions de gaz à effet de serre.
Une approche pragmatique pour maximiser les gains énergétiques
Le canton de Genève a donc décidé de prendre des choses en mains avec d'abord, en 2022, la votation de crédits d'investissements de 1,2 milliard de francs pour rénover son parc, et donc, aujourd'hui, l'annonce d'une liste de 300 bâtiments particulièrement énergivores qui vont être rénovés ces 13 prochaines années (sur environ 1'700 bâtiments propriétés du canton).
Avec une approche pragmatique qui se concentre sur les rénovations offrant les gains énergétiques et les réductions d’émissions de gaz à effet de serre les plus significatifs.
En effet, les 300 projets retenus, essentiellement des lieux de formation comme les universités et les écoles, mais aussi une prison, ciblent les bâtiments les plus énergivores du patrimoine de l’Etat, représentent près de 90% des consommations énergétiques du parc, selon le communiqué publié par le Canton.
Une tâche titanesque attend le canton de Genève
Avec comme objectif final une réduction de 60% des émissions de CO2 du parc immobilier public cantonal d'ici 2037 par rapport à 2005. Pas facile! En effet, si l'on en croit les données publiées, l'Etat de Genève aura mis un peu plus de 20 ans pour réduire cette consommation de 33%. Il lui reste désormais 11 ans pour faire la deuxième moitié du chemin, sachant que les rénovations les plus faciles ont déjà été faites, sachant aussi que, dans le cas des écoles, l'essentiel des rénovations devrait se faire pendant les vacances, ce qui pourrait générer des goulots d'étranglement au niveau de la main d'œuvre qualifiée disponible. Sans oublier la légendaire célérité de l'État, puisqu'il aura fallu 4 ans entre la votation des crédits de rénovations et l'établissement de la liste des immeubles à rénover. Bref, le défi est immense.
La Rédaction • Immoday.ch
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