
Le référendum UDC ayant échoué, la nouvelle loi vaudoise sur l'énergie va entrer en force début 2027. Avec des conséquences importantes pour les propriétaires immobiliers: d'ici 2047, la fin de l'utilisation des énergies fossile pour le chauffage et l'obligation d'assainir les bâtiments les plus énergivores d'ici 2042. Pour aider les propriétaires à atteindre ces objectifs, le gouvernement vaudois va débloquer 800 millions de francs de subventions.
On l'apprenait mi-mai, le référendum lancé par l'UDC contre la nouvelle loi vaudoise sur l'énergie (LVLEne) a échoué. Il n'a pas récolté assez de signatures (11360 alors qu'il en fallait 12000). La loi, acceptée par le Grand Conseil vaudois en février 2026, après des débats houleux entre la gauche et la droite, entrera donc en force au début 2027. Et, pour les propriétaires immobiliers vaudois, cela va tout changer.
Fin des chauffages aux énergies fossiles d'ici 2047
Première conséquence importante de cette loi: d'ici 2047, la fin de l'utilisation des énergies fossiles pour le chauffage des bâtiments. Deuxième conséquence importante pour les propriétaires: l'obligation d'assainir les bâtiments résidentiels les plus énergivores d'ici 2042 (sauf exception, puisque des dérogations sont possibles, par exemple pour des bâtiments classés).
Par ailleurs les nouvelles toitures devront être équipées d'installations photovoltaïques, le but étant d'atteindre un semblant d’indépendance énergétique pour le canton de Vaud, et surtout d'arriver à la neutralité carbone, ou au moins d'y tendre, en 2050.
800 millions de subventions pour la durabilité
En contrepartie de ces obligations, le Conseil d'État vaudois va débloquer 800 millions de francs de subventions jusqu'à 2032. Une aide pour les propriétaires, même si ce budget ne suffira probablement pas à couvrir tous les coûts entraînés par la loi.
En outre, le Canton cherche à protéger les locataires, avec la promesse de subventions supplémentaires pour les propriétaires qui s'engagent à ne pas répercuter les coûts de rénovation énergétique sur les loyers.
Les experts notent que la limitation actuelle des subventions de rénovation à 2032 va probablement créer des goulots d'étranglement au niveau des fournisseurs et des différents corps de métiers du bâtiment, puisque les demandes de rénovation vont se multiplier ces prochains mois.
Trop d'argent pour les rénovations, pas assez pour les nouvelles constructions?
Dans les nombreux commentaires entendus ici et là sur cette loi, certains regrettent qu'autant de temps et d'énergie soient consacrés ces prochaines années à rénover les bâtiments déjà existants plutôt qu'à en construire de nouveaux, au vu de la forte demande et du très faible taux de vacance dans le canton de Vaud.
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui les dés sont jetés et c'est désormais aux propriétaires de jouer, en particulier ceux qui détiennent des passoires énergétiques. D'abord, avec une analyse de la situation de leur immeuble, ensuite, si nécessaire, avec le lancement d'un projet de rénovation, suivi par la bataille avec les administrations pour toucher des subventions.
La Rédaction • Immoday.ch
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