Coptis célèbre 15 ans d’engagement pour l’immobilier indirect suisse
Cindy Monneron-Bertschy et Andreea Stefanescu de COPTIS

Coptis célèbre 15 ans d’engagement pour l’immobilier indirect suisse

• Actualité • 6 min • Immoday.ch
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Coptis fête ses 15 ans. Depuis 2011, l’Association suisse des professionnels en titrisation immobilière s’est imposée comme une référence incontournable du paysage helvétique non seulement de l'immobilier indirect mais aussi de la finance. Ces dernières années, l'association s'est en effet illustrée sur plusieurs dossiers importants pour l'ensemble de l'industrie. Cet anniversaire est l'occasion de rappeler ses activités, ses succès réglementaires, ses projets et les ambitions portées par sa présidente Andreea Stefanescu et sa directrice Cindy Monneron-Bertschy. 

En février 2011 naissait Coptis, l’Association suisse des professionnels en titrisation immobilière, avec une ambition claire: fédérer les expertises de la branche et faire entendre la voix de l’immobilier indirect suisse, un secteur alors en plein développement auprès des investisseurs, mais encore très fragmenté. Quinze ans plus tard, l’association occupe une place reconnue dans le paysage financier et immobilier helvétique.

Fondée à l'origine pour défendre l'ensemble des acteurs du secteur, et tout particulièrement les véhicules de petite et moyenne taille qui peinaient parfois à se faire entendre auprès des autorités, Coptis poursuit aujourd’hui cette mission en portant la voix de la branche et en contribuant à faire évoluer le cadre réglementaire, pour qu'il prenne mieux en compte les besoins et les spécificités de l'immobilier indirect.

«Le rôle de Coptis est précisément d’anticiper ces évolutions, d’en mesurer très concrètement les conséquences pour nos membres et de porter une position commune auprès des autorités», souligne Cindy Monneron-Bertschy, Directrice de Coptis. «C’est d’autant plus important aujourd’hui que plusieurs dossiers en discussion à Berne peuvent avoir un impact majeur sur notre industrie.» Coptis se mobilise ainsi activement face au projet de durcissement de la LFAIE (Lex Koller), dont certaines dispositions pourraient affecter directement les véhicules immobiliers et le fonctionnement du marché de l’immobilier indirect.

L'importance de décrypter un environnement réglementaire en constante mutation

En effet, en quinze ans, l’environnement légal et réglementaire n’a cessé de s’alourdir. Des réformes successives de la LPCC et de l’OPCC, aux arbitrages fiscaux de la RIE III, en passant par l'intégration obligée des critères ESG, les exigences se sont multipliées. Ces contraintes, conjuguées aux tensions du marché et à l’évolution des taux d'intérêt, ont complexifié la tâche des professionnels du secteur. 

Pour Coptis, l’enjeu n’est pas d’opposer réglementation et développement du marché, mais de trouver le juste équilibre. C’est dans cette logique que ses groupes de travail élaborent des recommandations, des lignes directrices et des méthodologies communes, directement issues de l’expertise des professionnels. Ces démarches permettent à la branche de structurer ses pratiques, d’harmoniser ses standards et d’apporter des réponses concrètes aux enjeux du marché, en complément du cadre réglementaire. Elle témoigne aussi de la capacité de la profession à s’organiser et à prendre ses responsabilités.

Ces dernières années, l'association s'est illustrée sur plusieurs dossiers décisifs

En quinze ans, Coptis est devenue un interlocuteur d’échanges avec la FINMA, le législateur et les autorités fiscales, grâce à l'impact concret de son travail de représentation, à son expertise technique et à la rigueur de ses propositions.  Par exemple, dans le cadre de l’introduction des L-QIF, ce nouveau type de fonds réservé aux investisseurs qualifiés et dispensé d’autorisation de la FINMA, Coptis s’est mobilisée pour faire valoir les spécificités de l’immobilier indirect et défendre des conditions-cadres aussi attractives que possible. Comme le rappelait Manuel Leuthold, président de la BCGE et ancien président de Coptis, cette avancée a permis d’offrir une flexibilité accrue au marché suisse tout en conservant un cadre sécurisé.

L'association a su faire entendre la voix du terrain aux autorités financières 

Autre exemple, dans le cadre de l'introduction de la LTPM et de la révision de la LBA relatives à la lutte contre le blanchiment d'argent, plusieurs propositions techniques portées par Coptis ont été directement intégrées dans la réglementation définitive. L'association a su faire entendre la voix du terrain pour adapter les contraintes opérationnelles aux réalités spécifiques des véhicules de placement collectif, évitant ainsi des doublons administratifs inutiles. Concernant la thématique complexe des transactions avec les personnes proches, Coptis mène également un travail de fond de longue date visant à harmoniser les pratiques et à clarifier les méthodologies.

Une communauté qui rassemble l'écosystème de l'immobilier indirect

Pour son 15e anniversaire, Coptis a également franchi un cap symbolique en accueillant, lors de son Comité général du 1er octobre, son 51e membre. Une croissance qui témoigne de l’élargissement progressif du réseau et de la volonté de réunir autour d’une même table les différentes expertises de la branche. La journée s’est poursuivie par une table ronde intitulée «ESG immobilier: des exigences aux outils – la démarche COPTIS», au cours de laquelle a été présentée une matrice de matérialité élaborée tout au long de l’année 2026 par le groupe de travail ESG. Conçue pour être directement utilisée par les professionnels, elle illustre parfaitement la démarche de l’Association: dépasser les réflexions théoriques pour proposer à ses membres des solutions concrètes, adaptées aux réalités du terrain.

Cet essor s'appuie sur un binôme engagé à la tête de l’Association. «Je crois vraiment à l'utilité de Coptis pour défendre la cause de la titrisation immobilière en Suisse et assurer aux professionnels un cadre réglementaire stable et favorable», explique sa présidente Andreea Stefanescu, qui a succédé à Manuel Leuthold en 2024.

Sur le terrain opérationnel, la directrice, Cindy Monneron-Bertschy, incarne, elle aussi, cette nouvelle dynamique. Sa maîtrise des dossiers techniques, sa connaissance des rouages institutionnels et politiques et son énergie contribuent à renforcer la visibilité et la notoriété de Coptis et à fédérer une communauté qui ne cesse de s’étoffer.

Des expertises, mais aussi des liens

Au-delà de son rôle technique et institutionnel, Coptis est aussi un lieu de rencontre et d’échanges. Comme le rappelle Philippe Zufferey, responsable de la banque dépositaire de la BCV, c’est pour les professionnels du secteur «le plaisir de se revoir, le plaisir d’échanger en confiance et le plaisir de faire avancer des thèmes prioritaires». 

Quinze ans après sa création, Coptis aborde l'avenir avec ambition et sérénité. Sous l'impulsion de sa direction et de son comité, l'association entend encore renforcer ses groupes de travail. L'objectif est aussi de mobiliser les compétences de ses 51 membres pour convertir l'expertise collective en outils pratiques, en positions claires et en propositions constructives face aux évolutions réglementaires et environnementales futures.

Comme le résume la directrice Cindy Monneron-Bertschy, la responsabilité de l'association est désormais de poursuivre ce qui fait la force de Coptis depuis 2011: anticiper les transformations majeures de l’industrie, resserrer les liens entre les acteurs du marché et continuer à porter, d'une seule voix, une vision forte, rigoureuse et tournée vers l'avenir. La communauté Coptis se retrouvera d’ailleurs le 5 novembre 2026 à Lausanne, à l’occasion de son troisième Afterwork, pour célébrer ensemble les 15 ans de l’Association et prolonger cette dynamique collective.

La Rédaction Immoday

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