Zoug a une solution pour résoudre la pénurie de logements: créer des zones blanches

Zoug a une solution pour résoudre la pénurie de logements: créer des zones blanches

Tendances 4 min Par Rédaction

Pour résoudre la pénurie de logement qui pénalise désormais même la classe moyenne, les autorités cantonales zougoises proposent une solution inédite: la création de zones blanches, où la plupart des contraintes et les restrictions qui pèsent sur la construction immobilière et l'urbanisme seront levées. Pour permettre de construire plus haut, plus dense, plus rapide. En contrepartie, au moins 40% des logements construits dans ces zones blanches devront proposer des loyers modérés.

Avec un taux de vacance de 0,5%, le canton de Zoug souffre d'une pénurie immobilière particulièrement sévère, sans compter des prix extrêmement hauts et des loyers qui ne cessent de grimper, conséquence d'une population en forte croissance et de zones constructibles bloquées par la législation. 

Bref, quand on fait partie des bas salaires et même désormais de la classe moyenne dans le canton, il est devenu difficile de se loger.

Pour résoudre le problème, les autorités cantonales proposent une solution inédite, certains disent même révolutionnaires: la création de zones blanches, pour permettre rapidement la construction de logements supplémentaires. En contrepartie, au moins 40% de ces logements devront proposer des loyers modérés.

Des réglementations de construction fortement allégées

Comme l'explique le Tages-Anzeiger, dans ces zones blanches, une bonne partie des réglementations en matière de construction seraient levées, pour permettre plus de densification. On pourrait construire des immeubles plus hauts, plus proche les uns des autres. Mais sans pour autant déroger aux règles de qualité en particulier dans le choix des matériaux. 

Quant au prix, il devrait être maîtrisé grâce à la concurrence, puisque dans ces zones blanches, tous les promoteurs pourraient proposer des projets jusqu’à ce que le nombre de logements souhaité par le canton soit atteint.

Ces zones blanches seraient également protégées de la grande plaie qui pénalise la construction immobilière en Suisse, les oppositions et les procédures administratives interminables.

Comme l'ont expliqué les autorités zougoises, actuellement, construire haut nécessite une procédure complexe, longue et coûteuse, sans garantie de réussite. Ce qui fait hésiter beaucoup d'investisseurs, qui se contentent finalement de bâtiments locatifs de 4 ou 5 étages.

Pour les économistes c'est la bonne solution

Pour les économistes, le projet est enthousiasmant. Comme l'a expliqué Michele Salvi, vice-directeur d'Avenir Suisse, lors du Forum immobilier de la Banque cantonale de Saint-Gall, il est évident que pour rendre les logements abordables, il faut simplifier la construction. Et non pas imposer des réglementations supplémentaires, ce qui est plutôt la tendance actuelle en Suisse.

En effet, pour Michele Salvi, l’expérience montre que cette accumulation de réglementations a pour effet non pas de doper mais de restreindre l'offre ce qui aggrave la pénurie de logement

En outre, quand on compare avec l'étranger, la densité urbaine des grandes villes de Suisse est faible. Autrement dit, pas de gratte-ciel. Pour Michele Salvi, cela met en évidence un problème fondamental: il manque dans notre pays, une culture qui favorise activement le développement dense des villes et le renouvellement architectural. Dans ce contexte, les zones blanches peuvent être une bonne solution. 

La proposition doit encore passer l'écueil du parlement 

Si, sur le papier, la solution semble intéressante, même si elle fait évidemment grincer quelques dents, elle devra encore passer l'écueil du parlement zougois, puis, probablement, du peuple.

Actuellement l'office d'aménagement du territoire cantonal est en train d'identifier des zones blanches potentielles. Ensuite, comme le rappelle le Tages Anzeiger, la loi cantonale d'urbanisme et de construction et le plan cantonal d'aménagement du territoire devront être modifiés. En outre, les communes concernées devront également donner leur accord pour la modification du plan de zonage. Autant de décisions qui pourront être contestées par référendum.

Les oppositions sont évidemment nombreuses

Évidemment, les oppositions sont nombreuses. En particulier des partis de gauche et des Verts. Mais pour les partisans des zones blanches, le fait qu'au moins 40% des logements devront être proposés à loyer modéré devrait emporter l'adhésion des défenseurs des locataires, au vu de la pénurie actuelle de logements abordables.

Plus étonnant, comme le relève le Tages-Anzeiger, l'opposition des architectes, qui craignent une dégradation de la qualité architecturale et urbanistique dans les zones blanches. Pour qui s'est promené récemment dans les banlieues résidentielles de Zoug, où les immeubles de tout style ont poussé comme des champignons, un peu n'importe comment, cette crainte fait un peu sourire.

La Rédaction • Immoday.ch

Partager cet article sur:

Partager cet article sur:

Disclaimer

L’utilisateur confirme explicitement en sélectionnant la case d'acceptation au bas de la présente mise en garde (Disclaimer) qu’il remplit les critères relatifs au choix effectué ci-dessus et qu’il a lu et compris le présent Disclaimer et en accepte les termes.

L’utilisateur confirme avoir compris que les informations relatives aux titres publiés sur cette section du site internet concernent uniquement des émetteurs suisses qui ne sont pas nécessairement approuvés par la FINMA et qui, dans ce cas, ne doivent pas être proposés ou distribués à des investisseurs non qualifiés en Suisse ou à partir de la Suisse.

Certains placements collectifs publiés dans la présente section du site internet ne sont en effet pas soumis à la surveillance de la FINMA et les investisseurs ne bénéficient dès lors pas de la protection offerte par la LPCC. Le contenu de la présente section du site internet sert uniquement à des fins informatives. Bien que Immoday prenne toutes les mesures appropriées pour garantir l’exactitude des informations au moment de leur publication, aucune assurance ni garantie, explicite ou implicite, concernant l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité des informations n’est fournies.

Les informations publiées, en particulier les prix et les cours ne constituent pas une sollicitation, une offre ou une recommandation (i) d’acheter, de vendre, de souscrire ou de racheter des titres, ni (ii) d’effectuer des transactions, de mettre en œuvre ou de participer à une stratégie commerciale particulière ou de conclure des actes juridiques quels qu’ils soient. Le présent site internet et son contenu ainsi que les éléments accessibles à travers lui ne constituent pas non plus, sauf mention expresse sur un document accessible via le site internet, un prospectus d'émission au sens des articles 652a resp. 1156 du Code des obligations suisse ni un prospectus simplifié au sens de l'article 5 LPCC.

Enfin, le présent site internet ne constitue pas une plateforme de distribution, ni un système de négociation. A ce titre, Immoday n’est pas soumis à la surveillance de la FINMA et ne nécessite aucune autorisation de sa part ou de celle d’une autre autorité.

Les informations figurant sur cette section du site internet s'adressent uniquement aux investisseurs avec siège ou domicile en Suisse. Elle ne s’adresse pas aux personnes soumises à une législation leur interdisant l’accès à cette section du fait de leur nationalité, de leur domicile ou de toute autre raison. Si de telles restrictions vous sont applicables, vous n'avez pas le droit d'accéder à ces informations.

En particulier, la présente section du site n’est pas destinée aux personnes résident aux Etats-Unis, dans ses territoires ou aux îles caïmans ou ressortissant des Etats-Unis. En accédant au site internet de Immoday, vous confirmer ne pas être ressortissant ou résidant des Etats-Unis ("US Person").

Si l’utilisateur n'accepte pas ou ne comprend pas le présent Disclaimer, la case de refus ci-dessous doit être sélectionnée et il est interdit de poursuivre et d’accéder au site internet.

Je confirme avoir lu et compris, et j'accepte les termes de la présente mise en garde.

Je refuse

J'ai lu la présente mise en garde et les termes de la présente et je ne suis pas d'accord ou je n’ai pas compris les dites dispositions et / ou je ne veux pas continuer sur le site internet pour d'autres raisons.

S'abonner à notre newsletter


Choisir votre langue