Succès de l'IPO de la société immobilière Infracore

Succès de l'IPO de la société immobilière Infracore

Actualité 5 min Immoday.ch
Partager l'Article

Partager cet article sur:

Écouter

Infracore se spécialise dans l'immobilier hospitalier, avec une stratégie de «sale and lease back». La valeur totale de son portefeuille, composé de 47 biens immobiliers répartis sur 19 sites dans toute la Suisse, est estimée à 1,4 milliard de francs pour une capitalisation boursière d'environ 820 millions. Les capitaux levés devraient servir à étendre les activités du groupe, qui est aujourd'hui très dépendant de Swiss Medical Network, propriété du groupe Aevis. L'entrée en bourse s'est passée sans problème, mais sans susciter non plus un grand enthousiasme de la part des investisseurs.

Le «sale and lease back» est assez courant en Suisse dans l'industrie et dans l'immobilier commercial. Il l'est moins dans les infrastructures hospitalières alors que dans d'autres pays, comme les États-Unis, c'est une pratique ancienne.

Dans cette niche très particulière, en Suisse, on ne trouve aujourd'hui qu'Infracore, fondée à la fin des années 1990 (même si la société n'a pris son nom actuel qu'en 2015 et n'a acquis une réelle indépendance qu'en 2019), qui a racheté l'immobilier de Swiss Medical Network pour le relouer immédiatement à son ancien propriétaire, dans une opération qui, en français, s'appelle une cession-bail.

Pour rappel, Swiss Medical Network est le deuxième ensemble hospitalier privé de Suisse après Hirslanden. Il fait partie du groupe Aevis, qui comprend aussi des hôtels de luxe tels que le Victoria-Jungfrau à Interlaken ou le Bellevue Palace à Berne.

Des hôpitaux privés de plus en plus tentés par la vente de leur immobilier

Actuellement, le portefeuille d'Infracore se compose de 47 biens immobiliers répartis sur 19 sites dans toute la Suisse, avec une valeur estimée par l'entreprise à 1,4 milliard de francs et, désormais, une capitalisation boursière de 825 millions.

Comme le précise l'entreprise, la quasi-totalité des bâtiments sont loués avec des baux à long terme. En outre, le portefeuille, qui représente actuellement une surface locative totale de 221'157 m², possède un potentiel de développement de 30 000 m².

Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg: en effet, de plus en plus, les cliniques privées, pour se financer, préfèrent opter pour une cession-bail, ce qui allège leurs besoins de financement et leur permet de se concentrer sur le cœur de leur activité: les soins et l'accueil des patients.

Dans ce contexte, le potentiel de développement d'Infracore est important. Ce qui explique son entrée en bourse début juillet pour lever de nouveaux capitaux — environ 200 millions de francs — qui devraient servir à son développement.

Peu de liquidités et deux actionnaires de contrôle 

De l'immobilier dans un secteur qui ne connaît pas la crise, des baux à long terme, du potentiel de croissance: l'horizon semble dégagé pour Infracore. Pour autant, si l'introduction en bourse s'est bien passée, elle n'a pas suscité grande excitation de la part des investisseurs, puisque l'action, lors des deux premières séances, n'a guère bougé.

Pour expliquer cette réticence, les analystes mettent l’accent sur les problèmes spécifiques de l'immobilier médical. D'une part, il nécessite des investissements constants et importants, d'autre part, sa destination très spécifique ne peut guère être changée (il est, sinon impossible, du moins très difficile et très coûteux de transformer un hôpital en bureaux ou en logements, même si plusieurs cliniques privées en Suisse, dont certaines propriétés du groupe Aevis, ont jadis été des hôtels de luxe).

Les problèmes spécifiques de l'immobilier médical

Surtout, même si les baux sont à long terme et indexés sur l'inflation, le payement des loyers, et donc d'une grande partie des rendements, dépend d'un petit nombre de locataires. Autrement dit, si un exploitant médical s'en va ou cesse ses activités, il va être très difficile de relouer les locaux. À cela s'ajoute que l'essentiel de l'immobilier du groupe Infracore est loué à un seul client, le Swiss Medical Network, un manque de diversification qui augmente les risques pour l'investisseur.

Autre problème potentiel, la faible liquidité du titre, un gros quart seulement des actions. En fait, l'entreprise reste contrôlée par deux actionnaires principaux, le groupe américain d'immobilier hospitalier Medical Properties Trust (MPT), qui détient aujourd'hui environ la moitié du capital, et le groupe Aevis, avec une participation d'environ 22%.

Rien de très nouveau cependant pour une société immobilière suisse, plusieurs se retrouvant dans cette même situation, avec peu de liquidité et une poignée d'actionnaires principaux qui contrôle l'entreprise.

La Rédaction • Immoday.ch

Suivez-nous sur LinkedIn.

Partager cet article sur:

Partager cet article sur:

Disclaimer

L’utilisateur confirme explicitement en sélectionnant la case d'acceptation au bas de la présente mise en garde (Disclaimer) qu’il remplit les critères relatifs au choix effectué ci-dessus et qu’il a lu et compris le présent Disclaimer et en accepte les termes.

L’utilisateur confirme avoir compris que les informations relatives aux titres publiés sur cette section du site internet concernent uniquement des émetteurs suisses qui ne sont pas nécessairement approuvés par la FINMA et qui, dans ce cas, ne doivent pas être proposés ou distribués à des investisseurs non qualifiés en Suisse ou à partir de la Suisse.

Certains placements collectifs publiés dans la présente section du site internet ne sont en effet pas soumis à la surveillance de la FINMA et les investisseurs ne bénéficient dès lors pas de la protection offerte par la LPCC. Le contenu de la présente section du site internet sert uniquement à des fins informatives. Bien que Immoday prenne toutes les mesures appropriées pour garantir l’exactitude des informations au moment de leur publication, aucune assurance ni garantie, explicite ou implicite, concernant l’exactitude, la fiabilité ou l’exhaustivité des informations n’est fournies.

Les informations publiées, en particulier les prix et les cours ne constituent pas une sollicitation, une offre ou une recommandation (i) d’acheter, de vendre, de souscrire ou de racheter des titres, ni (ii) d’effectuer des transactions, de mettre en œuvre ou de participer à une stratégie commerciale particulière ou de conclure des actes juridiques quels qu’ils soient. Le présent site internet et son contenu ainsi que les éléments accessibles à travers lui ne constituent pas non plus, sauf mention expresse sur un document accessible via le site internet, un prospectus d'émission au sens des articles 652a resp. 1156 du Code des obligations suisse ni un prospectus simplifié au sens de l'article 5 LPCC.

Enfin, le présent site internet ne constitue pas une plateforme de distribution, ni un système de négociation. A ce titre, Immoday n’est pas soumis à la surveillance de la FINMA et ne nécessite aucune autorisation de sa part ou de celle d’une autre autorité.

Les informations figurant sur cette section du site internet s'adressent uniquement aux investisseurs avec siège ou domicile en Suisse. Elle ne s’adresse pas aux personnes soumises à une législation leur interdisant l’accès à cette section du fait de leur nationalité, de leur domicile ou de toute autre raison. Si de telles restrictions vous sont applicables, vous n'avez pas le droit d'accéder à ces informations.

En particulier, la présente section du site n’est pas destinée aux personnes résident aux Etats-Unis, dans ses territoires ou aux îles caïmans ou ressortissant des Etats-Unis. En accédant au site internet de Immoday, vous confirmer ne pas être ressortissant ou résidant des Etats-Unis ("US Person").

Si l’utilisateur n'accepte pas ou ne comprend pas le présent Disclaimer, la case de refus ci-dessous doit être sélectionnée et il est interdit de poursuivre et d’accéder au site internet.

Je confirme avoir lu et compris, et j'accepte les termes de la présente mise en garde.

Je refuse

J'ai lu la présente mise en garde et les termes de la présente et je ne suis pas d'accord ou je n’ai pas compris les dites dispositions et / ou je ne veux pas continuer sur le site internet pour d'autres raisons.

S'abonner à notre newsletter


Choisir votre langue