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La hausse continuelle des prix de l'immobilier et une légère reprise des taux hypothécaires ne changent pas la donne selon une récente étude de Raiffeisen: il est toujours plus intéressant d'acheter que de louer. Il n'y a d'ailleurs pas photo: en effet, devenir propriétaire permet d’économiser jusqu’à un quart des charges mensuelles liées au logement. Mais attention, les différences régionales sont parfois importantes, et c'est dans les grandes villes que l'achat est le plus intéressant.
Pour ceux qui hésitent entre acheter et louer, la situation n'a pas changé ces derniers mois: mieux vaut acheter, même si, malgré un niveau déjà élevé, les prix de l'immobilier continuent d'augmenter (+ 3,4% mi-2026 par rapport à l'année précédente pour les maisons individuelles et + 4,2% pour les PPE, selon les chiffres publiés par Raiffeisen).
Si les économistes, pour expliquer cette hausse des prix, avancent des arguments classiques (croissance démographique et faible nombre de nouvelles constructions), ils oublient souvent un argument essentiel: la demande persistante en matière d'accession à la propriété s'explique aussi par un avantage financier considérable en termes de coûts du logement.
Avantage financier important pour les acquéreurs
En effet, même si, ces dernières semaines, les taux hypothécaires ont légèrement monté, un achat permet toujours possible de réaliser des économies importantes par rapport à la location, expliquent les économistes de Raiffeisen. Dans les cas extrêmes, devenir propriétaire permet même d’économiser jusqu’à un quart des charges mensuelles liées au logement (pour une PPE classique de 4 pièces).
Selon les calculs effectués par Raiffeisen ces 10 dernières années, il faut grosso modo que le taux hypothécaire fixe à dix ans dépasse la barre des 2,50% pour que les courbes s'inversent et qu'il devienne de nouveau plus avantageux de louer. Aujourd'hui, avec des taux moyens d'environ 1,90%, on en est encore loin.
Mais attention, ces économies ne sont pas les mêmes partout. Raiffeisen constate en effet de fortes disparités régionales. En gros, l'achat d'un logement est le plus intéressant dans les grandes agglomérations. Certes, les prix de l'immobilier y sont particulièrement élevés, mais les loyers ont explosé, ce qui permet d'importantes économies aux acheteurs.
Il est plus intéressants d'acheter en ville qu'à la campagne
Dans les régions rurales, les loyers relativement bas réduisent ces économies. En chiffres, d'après les calculs de Raiffeisen, c'est dans la région lémanique que la différence est la plus importante: un ménage économise environ 11% de ses charges mobilière s'il achète plutôt que s'il loue. On en est entre 8% et 9% pour les autres grands centres économiques de Suisse, comme Berne, Bâle ou Zurich. Par contre, on tombe à 2 ou 3% seulement de différence pour les régions plus périphériques.
Ceci dit, si les prix de l'immobilier continuent d'augmenter au même rythme, les avantages des acheteurs en matière de coûts vont progressivement diminuer.
L'augmentation des contraintes financières va tempérer la demande
En effet, parallèlement à la hausse des prix, les obstacles réglementaires à l'accession à la propriété s'accumulent, que ce soit en matière de fonds propres demandés ou de capacité financière. Ces nouvelles contraintes financières rendent de plus en plus difficile l'accès à la propriété pour bon nombre de ménages.
Avec comme conséquence, selon Raiffeisen, les premiers signes d'un ralentissement de la demande, que l'on observe depuis quelques trimestres, ce qui pourrait bientôt avoir un impact sur les prix.
Au cours des deux derniers trimestres, on constate en effet une baisse des transactions financées par les banques (-4% pour les PPE et -1,2% pour les maisons individuelles) et, parallèlement, un allongement des délais de vente. Ce qui, pour Raiffeisen, se répercute déjà sur les prix. D'ailleurs, selon la banque, tant pour les PPE que pour les maisons individuelles, ces prix ont déjà dépassé leur pic, au second semestre 2025.
La Rédaction
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